Pétanque
Comment marche la pétanque
Un cercle, trois boules, un but en bois et deux verbes : pointer et tirer. Premier à 13 gagne.

La liste du matériel est la plus courte du sport : des boules (des sphères d’acier creuses, 700 à 800 grammes), un cochonnet (un petit but en bois de 30 mm), et un bout de terrain. Tracez un cercle de 35 à 50 cm. Voilà le stade tout entier.
Un joueur lance le cochonnet à six ou dix mètres. Puis le jeu se divise en deux verbes. Pointer, c’est placer sa boule au plus près du but — un geste doux, en cloche, tout en soin. Tirer, c’est frapper : déloger la boule adverse. L’équipe la plus loin du but joue toujours en premier, si bien que l’avantage change constamment de mains et que personne ne se repose.
Une seule équipe marque par mène : on compte combien de ses boules sont plus proches que la meilleure boule adverse. Premier à 13 points gagne. On joue en tête-à-tête (trois boules chacun), en doublette (trois chacun) ou en triplette (deux chacun).
Restent la règle la plus civilisée du sport et sa tradition la moins civilisée. La règle : on ne quitte jamais le cercle avant que la boule ait touché terre. La tradition : perdre 13 à 0, c’est faire fanny — et dans les boulodromes de France, l’équipe perdante doit embrasser un postérieur peint, généralement sous les applaudissements. L’humiliation arrosée de vin. Six règles, une profondeur infinie, et un postérieur peint. Voilà la pétanque.
Publicité



