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Pickleball

L'improbable essor du pickleball

Trois papas, un après-midi d'ennui en 1965, et un chien nommé Pickles. Le sport qui monte le plus vite en Amérique est né par accident.

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L'improbable essor du pickleball

Le pickleball est né d’une garderie improvisée. À l’été 1965, sur l’île de Bainbridge près de Seattle, Joel Pritchard rentre chez lui et trouve ses enfants désœuvrés. Avec deux amis — Bill Bell et Barney McCallum — il invente un jeu sur un vieux terrain de badminton : filet abaissé, raquettes de ping-pong, balle en plastique perforée, et des règles inventées au fil de l’après-midi.

Le nom ? Une version dit que le chien des Pritchard s’appelait Pickles et volait sans cesse la balle. Une autre évoque le « pickle boat », terme d’aviron pour un équipage bricolé avec les restes. Quoi qu’il en soit, le sport a hérité du nom le moins digne de l’athlétisme et ne s’en est jamais plaint.

Pendant des décennies, le pickleball reste une curiosité du Nord-Ouest Pacifique, un passe-temps de retraités. Puis, vers 2020, il explose. La pandémie ferme les salles de sport et le jeu tombe à pic : en plein air, distancié, bon marché, appris en un après-midi. En 2023, la Sports & Fitness Industry Association compte près de 14 millions de joueurs américains. Les courts de tennis sont repeints. Les country clubs paniquent. Des budgets municipaux entiers sont réaffectés au son du pop.

Les Français, naturellement, sont d’abord perplexes, puis intrigués — la France a désormais sa fédération et ses clubs qui poussent. Le pickleball a conquis un continent en cinq ans, là où la pétanque avait mis un siècle. La différence, c’est que la pétanque s’est répandue par la joie, et le pickleball par la joie plus un modèle économique.

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